Il y a des choses que l’on n’explique pas, des hasards de la vie qui tracent notre chemin, des rencontres et des expériences qui nous transforment. Dans ce voyage qu’est la cuisine, j’ai eu la chance de rencontrer le Japon. C’est un grand monsieur, qui m’inspire beaucoup.

Voici donc trois rencontres gourmandes autour des ingrédients japonais :

Lundi 23 février pour un premier cours de cuisine. Il reste quelques places!
Samedi 28 février pour une dégustation.
Lundi 9 mars pour un second cours de cuisine.

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Pluie de pétales-
on aimerait boire l’eau
des brumes lointaines!

-Issa-

De l’ordinaire extraire l’extraordinaire, telle est la magie des haïku -poèmes courts japonais-. Cette force de la simplicité, du minimalisme, cet art du raffinement, on le retrouve dans tout l’art de vivre japonais, sous ses différentes philosophies. Que ce soit la Macrobiotique, le Wabisabi ou le Zen, on perçoit toujours cette recherche d’équilibre changeant au gré su vent. Rien de stable, on se laisse guider par l’instant.

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Les ingrédients japonais sont finalement peu nombreux, mais bien choisis. Si l’on voulait cuisiner japonais au quotidien, l’épicerie serait finalement assez restreinte ! Evidemment, pour nous, cela s’apparente plus à une fantaisie. Quoique… En ce qui me concerne, miso, shiitake, ou prune uméboshi font partie de mes indispensables. Pour plusieurs raisons, et tout d’abord, parcequ’ils sont bons ! Meilleurs en quoi ?, me demanderez vous. En umami, vous répondrai-je. Cette saveur unique, que l’on qualifie de savoureuse, pas moins. En fait, l’umami ajoute du goûtu, de l’indescriptiblement bon. Seuls quelques ingrédients possèdent cette qualité gustative, alors autant en tirer partie… et oublier bien vite le glutamate monosodique, qui joue le même rôle (mais nous empoisonne gentiment).
Il y a un autre avantage majeur à cette cuisine, c’est d’être saine : bonne pour le corps, bonne pour l’esprit. Et comme la nourriture est le carburant de notre organisme, autant lui offrir des aliments qui lui font du bien ! Les ingrédients japonais traditionnels (j’insiste sur ce point : ni trafiqués, ni industriels, ni chimiquement arrangés) sont considérés comme des alicaments, ils ont une portée plus vaste et peuvent agir pour guérir ou améliorer la santé. Quelle chance ! En mangeant bien, en se faisant plaisir, on peut aussi se sentir bien !
Enfin, la cuisine japonaise reste pour moi l’essence d’une beauté éphémère. Simplicité, délicatesse et raffinement sont toujours au rendez-vous. Il y a comme une magie qui s’opère. Comment trois shiitakes revenus dans un peu d’huile de sésame, déglacés au tamari et au mirin et arrangés sur une petite assiette en raku avec une pincée de graines de sésame grillé, peuvent devenir sujet de contemplation ?? Pourtant… Hier encore, chez mon amie japonaise, le nabe prenait un air de fête, dans une simplicité désarmante, sans chichi. Paire de baguette, assiette et bol. C’était bon, beau, chaleureux.

Je vous attends pour partager avec vous cet art de vivre, ces tours de main facile à apprivoiser, ces saveurs joyeuses !

assiette complète

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