Simple et coloré!

janvier 7, 2017 dans Newsletter par felicie

Ce n’est pas le passage d’une année à une autre, l’envie de prendre de bonnes résolutions ou encore le fait d’être en voyage qui m’amène à écrire aujourd’hui cette news letter autour d’un thème qui m’est cher : la SIMPLICITE.
Evidemment, les circonstances s’y prêtent. Mais il y a depuis longtemps au fond de moi cette attirance pour une vie plus simple, plus claire, plus fluide… où le « moins » a investit l’espace !
Ici, à l’île Maurice, j’ai pu expérimenter pleinement ce que pouvait signifier pour moi ces notions de moins et de plus dont est faite la vie.

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Ce décor de carte postale est avant tout un pays, j’ai envie de dire « comme un autre » : il a ses aspects positifs et ses aspects négatifs. Dans les deux cas, j’ai appris à me détacher de beaucoup –d’attentes, de confort, d’envies, de rigueur…-, et je dois reconnaitre que je suis toujours dans le processus de lâcher prise ! Lorsque la nature nous offrait un moment unique, un instant de magie, je me sentais remplie d’une joie simple et il était facile de m’asseoir à l’intérieur de moi même (c’est une image qui me vient souvent !!), comme un petit Buddha bien heureux ; sublime de ressentir cela ! Mais lorsque la vie nous a apporté des situations beaucoup plus difficiles à vivre, alors je me laissais envahir par la frustration, la colère, le refus, sans parfois pouvoir intervenir sur ces émotions. Pourtant, ce sont elles qui m’ont progressivement forcées à me demander pourquoi je me mettais dans cet état là, et me donnaient envie de les dépasser. Ce sont elles aussi qui nous ont donné matière à réflexion, renforçant jour après jour la foi dans le chemin que nous avons pris, ce en quoi nous croyons et voulons nous battre.

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Déjà très sensibilisée aux questions d’écologie, la lecture des livres Zéro Déchet et The Dorito Effect m’a amené encore plus loin dans mes envies, mon besoin même, de respecter la nature d’une part, mais aussi l’homme d’autre part. Et ici, à Maurice, je suis tombée d’assez haut. D’abord enthousiaste, lorsque, la première semaine je découvrais des affiches officielles annonçant la disparition du sac plastique et un intitulé plutôt prometteur, j’ai réalisé que rien de tout cela n’avait lieu dans les faits. Le manque de conscience de la majorité de la population rend le dispositif pour ainsi dire ridicule.

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Nous avons eu la chance d’être informée dès notre arrivée, de manière presque fortuite, de l’existence d’une productrice bio, qui tenait son étale les samedi et mercredi tout proche de chez nous. Grâce à elle, nous avons pu manger de succulents légumes biologiques, et croyez moi, ils étaient divinement bons ! Il n’y a pas un repas où j’oubliais à quel point nous étions privilégiés : elle est la seule à faire du maraichage bio à Maurice. En fait, à part elle, il n’y a RIEN de biologique.

Comme nous voulions continuer de manger des produits de cette qualité, nous avons cherché où nous fournir. Bonne nouvelle, La Vie Claire possède trois magasins sur l’île et les supermarchés, un rayon « bien être » ! L’enthousiasme est vite retombé : si nous poursuivions notre envie de soutenir ce en quoi nous croyons, d’acheter des produits cultivés dans le respect de la terre, sensés participer à une meilleure écologie, alors il nous faudra marcher sur la tête. Tous les produits, sans exception, que nous avons acheté dans ces magasins, sont importés. Tous sont entourés de plastiques, au mieux de verre, qui lui, n’est pas (ou mal) recyclé. J’ai gardé tous les sachets plastiques, un peu perdue devant cette aberration, ne sachant que faire. Ils ont graduellement retrouvé la poubelle, nous servant de sac. Poubelle qui me rendait malade elle aussi : je dirais que les trois quarts était composé de déchets verts. Mais à moins d’acheter un lombri-compost –nous avons eu l’information à la fin de notre séjour : il existe une entreprise qui fabrique un système japonais, simple et efficace-, nous n’avions pas tellement le choix. J’ai eu de grand moment de tristesse face au manque d’intérêt pour une cause qui devrait être prioritaire dans notre vie à chacun.

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A partir de ce moment là, tout est allé croissant dans ma tête, la société de consommation, la course à la production, l’engrenage du « vouloir plus » … comment quitter ce monde qui prend de l’ampleur ?! Comment vivre avec ? Comment accepter même de vivre dedans ?

Je ne baisserai pas les bras, au contraire. Voir et vivre ce qui me semble être une pure folie humaine, me pousse davantage sur le chemin d’une vie plus harmonieuse et plus simple.

Derrière ma simplicité rêvée, il y a mon cheval de course : la qualité et l’envie de bien faire les choses, du mieux possible. Deux notions que j’applique partout, en tout, à chaque instant.
J’ai envie de tous vous dire à quel point nous avons tous à gagner à bien faire les choses, à exiger et vouloir donner le meilleur ! Mais comme ce n’est pas inné chez l’humain, nous devons l’apprendre, le développer, le cultiver. Tout peut nous y aider, mais une chose est certaine, observer la nature nous donne souvent la clé !

L’un de mes grands instants de bonheur ici, est de regarder puis humer les frangipaniers. Je ne suis jamais déçue, elles comblent mes yeux de la douceur que dégage ses 5 pétales arrondies et veloutées, des ses couleurs exquises, leur parfum suave est sans mesure… J’en aurais mis partout!

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Regarder la nature me rappelle toujours la philosophie du Wabisabi, que je vous encourage à découvrir. Elle nous permet de voir en toute chose le beau, d’accepter l’imperfection et de nous contenter de l’essentiel.

Rien de tel qu’une recette toute simple pour illustrer mes propos !

J’ai envie de partager avec vous ce grand moment qu’a été Noël, – qui est aussi le jour de mon anniversaire – !

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Il était évident pour nous que cela serait simple : je ne cuisinerai pas quelque chose de particulier, et il y aurait encore moins de décor de Noël chez nous. La veille du 24, Anne-Lise –notre copine mauricienne- me passe un coup de fil : chez elle nous attendent un petit sapin chinois, un cadeau sous leur « vrai » sapin et un morceau de palmiste. Nous sommes sous la charme et touchés de cette attention toute particulière. Nous décidons alors de rouler vers le Nord, jusqu’à Pamplemousses –bien sûr, un bain s’est imposé à nous, à Péreybère, sur la gauche de la plage publique, longez les rochers, contournez la pointe… vous nous trouverez surement ! Chuuuuut, c’est un spot secret ! Merci Stephan –notre copain mauricien, le mari de la copine-, c’est définitivement notre plage préférée ! -.

Le palmiste, c’est le top du top des repas de fêtes mauriciens. Mais je vais être honnête, c’est un luxe que je suis très heureuse d’avoir découvert, mais que je ne m’aviserai pas de reproduire, car c’est une aberration écologique à l’instar du sapin de Noël d’ailleurs. C’est un produit très fin, qui n’a pas une saveur très marquée, et qu’Anne-lise m’a conseillé de préparer avec des crevettes et des tomates, par exemple. Qu’à cela ne tienne, mon repas de Noël au départ sans chichis s’est trouvé relevé d’originalité par le dit végétal ! Je l’ai préparé en salade avec les crevettes offertes par notre amie, les tomates bio de Meeta, de la coriandre et une sauce toute simple à l’huile d’olive et au citron vert. J’ai dressé la composition dans des feuilles de salade et servie avec une sauce magique à la mangue. *

Comme notre adorable sapin était vraiment petit, nous avons pu l’emmener avec nous sur la plage pour une noix de coco au coucher du soleil puis le faire trôner sur notre table de jardin.

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 * Sauce ultra simple à la mangue :

1 petite mangue bien mûre
1 belle c à c de vinaigre d’uméboshi
du jus de citron vert, au goût
1 morceau de gingembre, au goût (nous on aime bien relevé !)
1 c à s d’huile d’olive
Mixer le tout finement !

Je voulais cependant marquer le coup avec quelque chose de rigolo, qui ne me prendrait pas de temps ou d’énergie. En fait, là, je vous mentirais si je vous faisais croire que ça a été le cas ! Un projet sans fin à commencer à poindre, je me suis vue repartir comme « avant », à noter toutes les idées au fur et à mesure qu’elles venaient, à penser, repenser et repenser encore !

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La cuisine dans laquelle j’opère est : petite et mal équipée, bref rock n roll ! Alors, comment faire un gâteau sans four ni moule ? Et puis joli, quand même, on n’a pas 33 ans tous les jours…
Je me suis lancée : on a décidé d’un gâteau du matin, parcequ’on aime bien le petit déjeuner. Ce serait donc un porridge d’anniversaire.
Une seule casserole devra faire l’affaire!

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Alors, comment ai je fait ? Simplement :

un porridge d’avoine, auquel j’ai ajouté pendant la cuisson un peu d’agar-agar et d’huile de coco à la fin, que j’ai fait prendre dans la casserole, au frais, toute la journée. Le soir, j’ai mixé de la banane gingeli (une variété magique qui donne une texture à la fois ferme et mousseuse : un must ! ps… vous la trouvez à Paris ! Quartier indien…) et du dragon fruit pour un résultat bluffant. Après avoir renversé la base à l’avoine sur une assiette, j’ai coulé la crème fushia dans la casserole et l’ai mise au congélateur pour la nuit. J’ai mixé la chair tendre des noix de coco que nous venions de boire sur plage avec un peu de miel et de vanille locaux et j’ai placé cette crème au frais. 

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Le matin ici, je me lève tôt, entre 5h30 et 6h. J’ai du temps devant moi, et je commence toujours ma journée en cuisinant, depuis que je suis dans ce métier ! Ca me réveille doucement, et c’est un moment privilégié que j’aime beaucoup. Alors ce matin là, j’ai eu tout le loisir de « monter le porridge » : sur la base à l’avoine, j’ai fait reposer la glace banane-dragon fruit (il m’a suffit de tremper le fond de la casserole dans de l’eau chaude quelques minutes) puis j’ai étalé la crème de coco. Venait ensuite le grand moment de la décoration. On ne peut plus simple : grenade, litchis, dragon fruit, mangue, menthe… que du frais et de saison ! 

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Les oiseaux étaient de la partie ! Tout le monde s’est régalé !

Je vous avais parlé d’une petite vidéo sur les chapatis, elle est sur ma page Facebook.

Dans 4 jours nous prenons notre envol pour l’Inde où nous retrouverons mes amis Leïla et Praveen, dont je vous ai déjà parlé l’année dernière, et nous découvrirons Goa, pour un stage de yoga à Arambole…

 Prenez tous soin de vous, et que cette année vous sourit !

 Je remercie du fond du cœur…

… Anne-Lise et Stéphan, Louis et Oscar, pour leur accueil et leur gentillesse, pour nous avoir fait découvrir la vie mauricienne au plus près de la réalité, pour nous avoir aidé et guidé, pour les cadeaux inestimables que sont ramasser des feuilles fraiches de curry, « casser »  des mangues et des litchis sur l’arbre, passer par la porte secrète d’une maison pour accéder à l’une des plus belles plages de l’île, et tant d’autres choses encore !

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Meeta et Agri bio, pour nous avoir permis de manger d’aussi bons légumes, pour leur gentillesse et générosité dans les brassées de persil, les carottes en plus et les œufs de poules heureuses !

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… Nos couturiers aux doigtés parfaits: Sylvie pour madame, Kris pour monsieur!

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Petra, Pauline et la Yoga House, pour des cours de yoga et de pilates dans un lieu magique, où chaque semaine nous passions un moment merveilleux, à découvrir et jouer avec notre corps !

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Tous ont contribué à donner à ce séjour quelque chose d’unique et d’inoubliable! MERCI!

 

 

 

 

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